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Destination ornithologique d’exception 5 parcs pour observer les oiseaux dans Victoriaville et sa région

La région de Victoriaville est une destination ornithologique d’exception, réputée pour des conditions d’observation d’une rare qualité. Chez nous, 5 parcs facilement accessibles permettent aux amateurs d’observation d’oiseaux, occasionnels ou sérieux, de vivre de bons moments, et ce, sans se diriger avec une carte au milieu de la savane, ou pire, se faire bouffer par les mouches noires…

Dans un rayon d’à peine 30km, vous avez accès à 5 parcs aménagés de sentiers comptant plusieurs écosystèmes propices à l’observation des oiseaux. Les voici!

Notre région est réputée pour ses conditions ornithologiques d'une rare qualité! Crédit photos : Les Maximes (gauche), Alain Charette (droite)

1. Parc du Réservoir Beaudet: le lieu par excellence 

Le Réservoir Beaudet est vraiment un site d’exception. Le "lac", comme on l’appelle à Victo, est un aménagement artificiel qui a été réalisé dans les années 50 afin de servir de réservoir d’eau potable. Avec le temps, cette oasis en pleine ville est devenue un écosystème tout à fait remarquable, notamment pour les oiseaux. Pas moins de 269 espèces y ont été répertoriées, ce qui lui a valu d’être nommé comme une Zone Importante pour la conservation des oiseaux et de la biodiversité au Canada (ZICO), une reconnaissance internationale.

Le Réservoir agit un peu comme une micro-mer intérieure et il a été adopté par de nombreux oiseaux marins. Ainsi, mouettes, goélands et sternes, macreuses et labbes y sont maintenant des habitués. On a même eu des observations de Fous de Bassan, c’est vous dire! Mais, ce qui rend ce site unique, c’est qu’il permet de vivre une expérience ornithologique d’une simplicité déconcertante.

Ici, oubliez les bottes qui vous arrivent au cou et les lunettes d’approche longues comme des baguettes françaises: les oiseaux sont là, toujours à proximité. En effet, vous avez accès, sur tout le pourtour du Réservoir, à une piste asphaltée d’environ 5km où marcheurs et cyclistes se côtoient en toute sécurité. Au gré de votre parcours, vous pourrez également découvrir de nombreux petits sentiers qui mènent aux berges. Conseil d’ami: utilisez l’application BaladoDécouverte sur votre téléphone intelligent pour accéder à notre sympathique circuit Victo et ses oiseaux. Celui-ci propose une belle initiation au site en identifiant des espèces facilement observables.

Le Réservoir Beaudet est le lieu par excellence de la région pour l'observation des oiseaux. Crédit photos: Les Maximes (gauche, bas), Jesse Adkins (haut) Le parc du Réservoir Beaudet est surtout reconnu pour accueillir, entre la mi-octobre et la mi-novembre, un rassemblement de plus de 100,000 oies des neiges. Véritable spectacle digne des grandes réserves naturelles, on ne peut qu’être totalement conquis par la beauté que nous offrent ces dizaines de milliers d’oies tourbillonnant au-dessus du réservoir en plein soleil. C’est qu’elles ont trouvé chez nous un site de repos idéal, comprenant de l’eau pour s’abreuver et une abondance de nourriture dans les champs de maïs environnants.

Je vous suggère de vous rendre sur le site pour les voir revenir au coucher du soleil, car, après s’être gavées dans les champs, elles reviennent chercher la sécurité du réservoir pour la nuit. Elles sont alors si nombreuses qu’on dirait qu’il neige! S‘il n’y avait qu’une seule expérience d’observation ornithologique à vivre dans Victoriaville et sa région, c’est indiscutablement cette dernière qu’il vous faudrait planifier.

Soyez témoins du plus grand rassemblement automnal d’Oies des neiges dans l’Est du Canada! Crédit photos: Les Maximes

2. Le Parc Marie-Victorin : un des plus beaux jardins du Québec

Le Parc Marie-Victorin de Kingsey Falls est un endroit remarquable. Fondé en 1985, cet immense jardin écologique se veut un hommage au célèbre frère Marie-Victorin, natif de ce petit village, auteur de la Flore laurentienne et fondateur du Jardin botanique de Montréal. 

Bordé par la rivière Nicolet Sud-Ouest, le parc offre un écosystème idéal à une foule d’espèces, tellement qu’un jardin des oiseaux y a spécialement été aménagé. Avec ses arbres fruitiers, ses fleurs prisées par les colibris et les papillons, ses zones de nidification, ses graminées et ses chardons, dont les feuilles font d’excellents petits bassins d’eau, c’est plus de 157 espèces d'oiseaux qui peuvent y être observées tout au long de l’année. Dans ce jardin, vous pourrez aussi découvrir un immense papillon monarque fait de milliers de végétaux. Saviez-vous que c’est au Parc Marie-Victorin qu’a vu le jour la toute première mosaïculture? Ces sculptures végétales sont la signature distinctive du parc, qui en compte 10.  

C’est au Parc Marie-Victorin que j’ai observé mon premier martin-pêcheur. J’avais emprunté le sentier longeant la rivière qui mène à la section consacrée au milieu humide. J’ai alors découvert que cet oiseau ne se nourrit pas que de poissons… Celui-ci ne déteste visiblement pas les gros ouaouarons! 

S’adonner à l’observation des oiseaux, c’est apprécier de se déplacer lentement, écouter les bruits qui nous entourent et contempler patiemment la nature environnante. Je défie quiconque de ne pas savourer pleinement sa déambulation entre les différents jardins thématiques. Vous pouvez même en profiter pour relaxer dans les hamacs, toujours prêts à vous proposer un moment de farniente. 

Le Parc Marie-Victorin est l'un des plus beaux jardins du Québec, une visite est de mise! Crédit photos: Les Maximes

3. Parc du Mont Arthabaska: une montagne face à sa plaine 

Le Mont Arthabaska est un site remarquable pour l’observation des oiseaux et plus d’une centaine d’espèces s’y côtoient au fil des saisons. Véritable porte d’entrée sur les contreforts des Appalaches, ce parc municipal avec bistro au sommet est situé à seulement quelques minutes du centre-ville de Victoriaville. On vous y offre une vue absolument imprenable sur la plaine du Saint-Laurent. 

À l’automne, vous pourrez observer le vol de plusieurs rapaces à partir du belvédère, car le Mont constitue un lieu de passage des oiseaux de proie dans leur migration. Éperviers, buses, faucons, aigles, pygargues et même Urubus à tête rouge sont au rendez-vous.

S’ils ne se laissent pas porter par les courants ascendants, vous pourrez les débusquer en marchant dans les sentiers spécialement aménagés sur la montagne. 

Au printemps, le Mont Arthabaska est un site prisé par les ornithologues, qui sont nombreux à observer la migration d’un petit oiseau au plumage jaune vif, de la grosseur d’un moineau. Vous voyez de quoi je parle? Souvent, les gens comparent cet animal à un "serin sauvage", mais c’est plutôt un digne représentant de la grande famille des parulines. D’ailleurs, pas moins de 29 des 37 espèces répertoriées au Québec viennent visiter la montagne pendant leur migration printanière.

Si vous êtes patient et curieux, je vous suggère de prolonger votre exploration pour observer une singulière construction en plein cœur du parc. Une cheminée "orpheline" a été a été plantée dans un secteur isolé, toute seule… comme si on avait oublié de construire une maison tout autour. Il s’agit en fait d’un abri pour une espèce menacée et vraiment fascinante, le Martinet ramoneur. Ce dernier, au coucher du soleil, cherche à trouver refuge dans des arbres creux ou dans des cheminées.

Le Mont Arthabaska offre le plus beau point de vue sur la ville et une terrasse au sommet! Crédit photos: Les Maximes (gauche), James Hoagland (droite)

4. Le Boisé-des-Frères-du-Sacré-Cœur : recueillement et contemplation 

Situé au pied du Mont Arthabaska, le Parc du Boisé-des-Frères-du-Sacré-Cœur est à la fois un morceau d’histoire et de modernité. Il est constitué en grande partie de terrains ayant appartenu à la congrégation des frères du Sacré-Cœur. On y retrouve un grand verger biologique, dont la plantation par les frères remonte à 1881. Le lieu est maintenant occupé par la ferme école bio et par le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) du Cégep de Victoriaville.  

Le site concentre plusieurs écosystèmes allant du couvert forestier, avec des gélinottes, à des clairières où vous pourrez observer des dindons sauvages. La proximité avec la rivière Nicolet, quant à elle, est propice aux visites de butors, de bécasseaux et même de Hérons verts. Avec le verger et les plaines en culture, on retrouve également de nombreux oiseaux insectivores, tels les hirondelles et les granivores, incluant plusieurs espèces de bruants.

Avec un peu de chance, près du vieux vignoble, vous aurez l’impression d’entendre "R2D2". Évidemment, vous ne souffrez pas d’hallucination auditive et vous ne verrez pas le mythique robot de Star Wars. Restez toutefois attentif et vous pourrez probablement voir le Goglu des prés. Oui, le goglu n’est pas qu’un biscuit! C’est d’abord un petit oiseau, qui est d’ailleurs dessiné sur la boîte! 

Le Parc du Bois-des-Frères-du-Sacré-Coeur est aussi un lieu artistique animé! Crédit photos: Dominique Laquerre (gauche), Jim Carroll (haut)

5. Le parc Terre-des-jeunes : une île au milieu de la ville 

Le Parc Terre-des-Jeunes est l'un des plus grands espaces verts de Victoriaville. C'est un lieu magnifique, abondamment boisé et traversé par la rivière Nicolet. On y retrouve en plein centre une grande clairière à l’origine de son nom, car elle constitue un lieu de rassemblement pour les jeunes. Situé à moins de 5 minutes de marche du centre-ville de Victoriaville, c’est à mon avis le site d’observation par excellence des jeunes familles et de leurs ornithologues "en herbe". Et, avec la rivière juste à côté, vous pourriez même faire un peu de pêche! 

Le petit parcours ceinturant l’étang Roger-Paquet a été spécialement aménagé avec des nichoirs, des panneaux d’interprétation et une belle aire de repos avec tables et bancs. Cela en fait un lieu parfait pour un pique-nique. Le sentier est également accessible à tous, que ce soit pour une poussette ou un fauteuil roulant. 

Le grand couvert boisé permet d’accueillir une grande variété d’oiseaux forestiers, tels que des pics, des mésanges et plusieurs espèces de viréos, de bruants et de parulines. Toute cette faune fait en sorte que plusieurs rapaces survolent les lieux en quête d’un repas. Il n’est pas rare de voir le grand pygargue à tête blanche près de la rivière Nicolet.

En 1853, un barrage avait été construit sur la rivière Nicolet afin de servir les moulins à scie situés à l’époque en sa bordure. En 2018, la Ville de Victoriaville a entrepris des travaux de réfection et le vieux barrage a été remplacé par une structure beaucoup moins imposante et par l’ajout de seuils, une sorte de petits barrage. Ceci a permis une revitalisation des berges de la rivière et l’apparition d’un nouvel écosystème, qui attire maintenant des oiseaux de rivage. Ainsi, aux bernaches et canards déjà présents se sont ajoutés bécasseaux, pluviers, sittelles, hérons, hirondelles de rivage, martins-pêcheurs et busards des marais. 

Voilà, j’espère que cette mise en bouche ornithologique vous aura donné l’envie de venir "zyeuter" nos amis ailés dans la région de Victoriaville. Je vous laisse avec ces quelques idées pour vivre une expérience agréable lors de votre visite. Bienvenue chez nous! 

  • Téléchargez notre BaladoDécouverte des oiseaux du Réservoir Beaudet.
  • Consultez notre petit Guide pour savoir par où commencer quand on souhaite observer des oiseaux, écrit par un ornithologue chevronné d’ici. 
  • Téléchargez ou commandez nos dépliants sur l’Oie des neiges et la liste des espèces observables au Réservoir Beaudet. 
Steeve Gagné a la plume facile quand vient le temps de parler de son coin de pays adoptif, qu'il aime profondémment pour ses grands espaces et ses gens. Il est l'un des instigateurs de la Véloroute des Appalaches et le grand manitou derrière Tourisme Victoriaville et sa région

 

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