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Bouffe réconfort 5 idées de recettes avec des produits d’ici

L’hiver quelle belle saison, vous ne trouvez pas? Bon, je sais que certains ont de la difficulté avec le froid… Mais, à partir du mois de mars, nous entrons dans ce que l’hiver a de plus beau à offrir : un beau couvert de neige, des températures plus clémentes et des journées qui s’allongent. 

C’est le moment parfait pour profiter du « vrai » plaisir de l’hiver et j’ai nommé, la bouffe réconfort! On va se le dire, quoi de plus agréable après notre exposition au froid que de s’attabler devant un plat chaud, copieux, qui se mange en toute simplicité? Alors, imaginez quand on a la chance de vivre entouré d’artisans du goût et de produits du terroir de qualité comme ici dans Victoriaville et sa région! 

Avis d’intérêt public : je suis culinairement curieux, assurément trop gourmand, mais pas vraiment doué pour l’invention. Je dirais que je donne plutôt dans l’interprétation « encadrée » et mes coups de cœur qui vont suivre ne sont pas issus de recettes qui me sont propres! 

1. Un ingrédient secret pour une poutine parfaite

Une bonne poutine maison avec le super fromage en grains de Fromage Warwick! Crédit photo: Les Maxime (droite/gauche)

Mon premier coup de cœur est le plat réconfort par excellence, que ce soit en entrée, en repas principal, en trompe la faim ou en lunch de fin de soirée. C’est le seul mets qui, à ma connaissance, génère chez les adeptes une crise frisant l’obsession mentale si leur « manque » se prolonge trop longtemps.  Vous avez compris que je parle de lpoutine! Et réglons la chose tout de suite, ça vient de Warwick : point.  

La poutine, un plat quatre-saisons? Bien sûr, mais même l’hiver? Oh que oui! Surtout quand elle est bien faite, à la maison. Mon truc pour en apprécier toute la quintessence, c’est de préparer un peu la chose avant la sortie. On prépare la sauce, on coupe les patates en bâtonnets et on les laisse tremper dans l’eau jusqu’à notre retour au chaud. Les joues encore rouges du froid, on laisse égoutter et on part le four.   

Puis, on met les patates dans un bol, un peu d’huile pour enrober, sel et poivre. Et là, on ajoute l’ingrédient magique transmis de bouche de vieux Belge à oreille de jeune Québécois : une petite goutte de vanille! On rebrasse et hop sur une plaque et au four à 400 °F pendant environ 20 minutes. Quand nos frites sont belles, on y verse la sauce et surtout le fromage en grains de  Fromage Warwick. Fait de lait de vache Jersey, ce fromage frais a un goût de crème plus prononcé et la musicalité de son « skouik-skouik » est digne de l’OSM. Je décline toute responsabilité pour votre nouvelle dépendance… 

2. Quand Chili et littérature vont de pair

Un chili c’est toujours bon, mais quand on ajoute La Religieuse de la Fromagerie du Presbytère, c'est épatant! Crédit photo: Les Maxime (droite)

C’est parfois étrange comment la vie peut nous surprendre. Certains plats qui nous réconfortent sont souvent en lien avec notre enfance ou une expérience qui nous a marqués. C’est cette deuxième option qui a fait entrer dans ma vie le prochain plat. On est en 1985, et je suis plongé dans la lecture du roman de Philippe Djian, 37,2 le matin. Il y a un beau passage où Zorg, un des  personnages principaux, cuisine du chili con carne.   

Je n’avais jamais entendu parler de ce mets et la description de l’odeur de la tomate, de la viande et du cumin m’a intrige. Dès mon premier essai, le chili est instantanément devenu un incontournable pour moi! D’une simplicité désarmante, c’est un plat mijoté qui se fait en un tour de main et tout comme dans le roman, qu’on oublie sur un feu doux le temps que la texture soit parfaite et que son parfum inonde la maison.  

Personnellement, je trouve que le bœuf de pâturage de la Ferme des Hautes Terres convient parfaitement à ce repas rustique et chaleureux. Les bovins de cette ferme sont traités avec amour et respect, et croyez-moi, ça se goûte. En bol, sans rien de plus, c’est délicieux. Vous voulez une variante du « samedi-soir-on-joue-à-un-jeu-de-société »?  Dans une plaque,  étalez un bon lot de nachos, couvrez avec votre chili, disposez sur le dessus  quelques fines tranches de Religieuse de la Fromagerie du Presbytère et vous m’en donnerez des nouvelles! De plus, ce fromage à la texture fine et fondante a reçu la distinction Caseus Or en 2019! En passant, le roman est vraiment bon. Si vous êtes plus du genre cinéma, allez trouver l’adaptation de Jean-Jacques Beineix, qui est remarquable.  

3. Champvallon au meilleur porc de la région

Rusticité et simplicité ne veulent pas dire absence de finesse et de raffinement, que non! Et si cela peut sembler d’un premier abord contradictoire, la réconciliation tient la plupart du temps en un mot : la présentation. C’est vrai, un brin d’attention dans la mise en place et ce qui pourrait avoir un air disons brouillon, prend tout d’un coup une allure de gastronomie. C’est particulièrement vrai pour ce qui est d’un classique d’ici, le Champvallon.

Encore une fois, peu d’ingrédients : patates, oignons, ail, thym, beurre, moutarde forte et surtout des cubes de porcs de qualité. Pour m’assurer de cette qualité, je choisis La Jambonnière, une merveilleuse entreprise familiale de père en filles, qui produit du porc de qualité exceptionnelle et des produits transformés au goût inoubliable!

Je vous certifie qu’il n’est pas nécessaire d’avoir passé toute une journée en ski de fond pour succomber au parfum enivrant de ce plat quand vous revenez à la maison! Un plat réconfortant à souhait, savoureux, qui fera écarquiller les yeux de toute votre tablée.  

Hummm! Ça sent déjà le bon champvallon réconfortant dans la cuisine!

 4. Étonnant cassoulet

S’il y a un plat qui à ma première expérience m’a complètement renversé, c'est bien le cassoulet. C’est certain qu’au premier regard, ce mélange de fèves blanches dans lequel flottent des morceaux de viande et de saucisses peut en surprendre plusieurs. Fort heureusement, si on mange beaucoup avec les yeux, le nez est tout aussi important. Et le cassoulet avec ses notes marquées de viandes confites, de thym, d’ail et de vin, c’est quelque chose!  

Beaucoup plus simple à préparer qu’on peut le penser, c’est le parfait plat pour se retrouver le soir, avec un bon rouge et une belle miche de pain. Le cassoulet est un plat du terroir, car il demande de puiser chez plusieurs producteurs. Et encore ici, nous pouvons compter sur des gens totalement dédiés à nous offrir des produits d’exception. Pour la viande confite, direction le Verger Canard Goûteux. Pour les côtelettes, j’ai un faible pour celle de la Ferme des Hautes Terres et je trouve irrésistibles les saucisses au vin blanc et à la ciboulette de la Ferme Avibross qui nous propose de la dinde sous toutes ses formes!

Quand les bovins et les canards respirent le bon air frais, la différence se sent dans tous nos plats. Crédit photo: Les Maximes (gauche bas)

5. Et la fameuse touche sucrée: crème brûlée avec une touche d'hydromel d'ici

Impossible de terminer ce petit blogue sans y mettre une touche sucrée. Je vous ai dit en tout début que j’étais plutôt gourmand. Gourmand… et avec la dent franchement sucrée! Je vous propose donc en final mon dessert favori, la crème brûlée, subtilement parfumée. Petite anecdote personnelle, vous dire ma surprise à l’écoute du film Le fabuleux Destin d’Amélie Poulin et d’entendre :«Elle aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère». Moi qui me croyais seul à avoir ce plaisir coupable! Mais en même temps, est-ce si étonnant, car la crème brûlée est un dessert spectaculaire!  

Avouez, on redevient tous des enfants attirés par l’irrésistible rituel de flamber le sucre à la torche et de le voir se vitrifier en sentant bon le caramel. Après crac, on plonge sa cuillère au travers puis c’est l’extase, rien de moins. Vous avez en bouche le mariage parfait du tiède de la croûte et de l’onctuosité de la crème froide.  

D’entrée de jeu, je disais que «ma» crème brûlée, je l’aimais parfumée. J'aurais dû préciser, parfumé avec un alcool qui doit demeurer tout en subtilité et délicatesse. J’aime la crème brûlée alors pas question d’y faire un débarquement de Normandie qui viendrait tout masquer! Cet ingrédient secret,et bien il vient d’ici, et c’est l’hydromel Tradition de la Miellerie King. À votre recette favorite (elles se ressemblent toutes!), vous ajoutez simplement un tout petit 60 ml d’hydromel à la fin, avant de verser dans les ramequins et d’enfourner. Le goût délicat de ce vin de miel va donner à la préparation des arômes subtils de croissants au beurre. Sûr qu’à la première bouchée, vous vous verrez confortablement assis sur une terrasse de Montmartre!  

On finit ça en beauté et en chaleur avec une touche d'hydromel de la Miellerie King.

Voilà, c’était quelques-uns de mes coups de cœur de bouffe réconfort et je vous encourage à les tester. J’aurais pu continuer encore longtemps car la bouffe réconfort, ce n’est rien d’autre que de vivre de bons moments, en bonne compagnie et avec de bons plats. Tous les producteurs cités dans ce blogue, et bien d’autres encore, sont facilement retraçables sous la rubrique Gourmand de notre site Web. Tout ce qu’il vous faut pour vous créer de beaux souvenirs gourmands! 

Steeve Gagné est un amoureux des produits régionaux et un gourmand reconnu de tous ceux qui le côtoient! Ses collègues attendent toujours avec impatience et intérêt le résumé de ses découvertes gastronomiques du weekend!

 

 

 

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